Préalpes de Castellane - Le Grand Margès

Préambule : avec son accord, j'ai recopié ci-dessous le récit et les photos que Guy avait eu la gentillesse de publier à l'issue de cette sortie. Un grand merci à lui, mais également à Jean-Paul et Pierre pour cette superbe journée, éreintante pour moi, mais ô combien enrichissante !

C'est une randonnue improvisée, non inscrite à l'agenda. C'est pour répondre à la demande de Franck de Gap, en vacances au Muy, que nous avons choisi ce mardi et ce circuit. La qualité des photos que Franck diffuse sur rando-nue et sur son site, nous oblige à trouver un lieu aussi photogénique que ses Alpes Dauphinoises, pour qu'il puisse exercer son talent. Le Verdon semble convenir. Jean-Paul G, Pierre et moi allons donc l'accompagner tout au long de la journée dans sa découverte de nos montagnes Provençales.

La météo annonce du beau temps. Au matin, il fait beau, mais une légère brume voile les lointains. A 9h30 nous partons d'Aiguines par le GR99 en direction du Grand Margès, quelques 800 mètres plus haut. Le sentier est en forêt. Une forêt méditerranéenne de pins et de buis. Par moments, la vue dégagée découvre le lac de Sainte Croix. À d'autres moments, c'est au bord du précipice, sur les rochers, que nous dominons les gorges du Verdon.

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Peu avant notre arrivée au Petit Margès, nous croisons un couple qui descend. Bonjour, bonjour. Entre le Petit Margès et le Grand Margès, un petit plateau couvert de lavandes et de chardons bleus donne l'impression typique des paysages de Haute Provence, tels que décrits par Giono.

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La progression reprend dans un décor plus rocailleux. Nous débouchons sur la crête terminale. C'est à ce moment que deux vautours fauve tournent dans le ciel, en contrebas, puis juste au dessus de nos têtes. Superbe !

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Mais que c'est difficile à suivre dans le viseur de l'appareil photo. Et ces numériques non reflex sont beaucoup trop lents à déclencher. Donc, faire beaucoup de photos en espérant en avoir de bonnes, et trier ensuite. Franck, qui est venu avec un objectif super grand angle, n'essaie même pas.

Les vautours sont partis plus loin. Nous pouvons nous installer pour le repas. Le ciel s'est couvert, le temps est un peu lourd, mais il fait bon quand même, ici, à 1577 m. Après le repas, arrosé au rosé de Provence (normal, non ?), et le café, nous continuons le GR99 jusqu'au moment où il coupe la route de la Corniche Sublime.

La descente, insérée dans le camps militaire de Canjuers, commence dans une végétation basse de buis clairsemés, avec quelque chênes, puis, à partir du Pas de Garimbau, c'est la forêt. Et quelle forêt ! La « Grande Forêt ». Une forêt de hêtres magnifiques. Le contraste entre le plateau sec et cette forêt est saisissant : deux aspects plutôt méconnus de cette vallée du Verdon.

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Au cours de cette descente, alors que nous ne sommes pas loin du sommet où nous avons mangé, nous croisons une femme suivie de deux hommes. Deux hommes en train de peindre les arbres. Non pas des peintres du dimanche, mais des baliseurs de la FFRP qui repeignent les marques blanc et rouge du GR. Nous discutons un bon moment de cette mission de balisage : initié et subventionné par le Conseil Général, le travail est sous-traité à la FFRP qui forme des randonneurs à cette activité spécifique. Pots de peinture, pinceaux, pochoirs et autres outils font partie de leur matériel.

Nous croisons la route. Le chemin qui nous ramène vers Aiguines commence par un morceau de piste, puis rapidement devient un sentier étroit, malheureusement pas mal envahi par la végétation des buis non taillés. La forêt de hêtres a fait place à une végétation plus traditionnelle, plus sèche. Le sentier est un peu difficile, par endroits parce qu'il grimpe sur les rochers ou contourne ceux-ci, par endroits parce qu'il est en pente, parfois vertigineux et nécessitant une attention quasi permanente. Les mains ne sont jamais indispensables, mais les jambes et les pieds travaillent !

Quelques passages de végétation moins dense offrent de belles vues sur les falaises et sur le cours de Verdon. La navigation, pédalos et canoës, est importante. Bien sûr les vacanciers bénéficient de l'eau, mais nous, ici, nous bénéficions de l'espace, du calme, du silence.

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Nous terminons par une petite montée vers le col d'Illoire, avant de nous reposer quelques instants à la table de pique nique près du bord de route, puis de descendre jusqu'au camping de l'Aigle où nous prenons une bonne boisson réparatrice.

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En somme, voilà une très bonne journée de randonnue, en plein mois d'août, dans une des zones les plus fréquentées de la Provence, en grande partie sur un GR, nus, à l'exception des tronçons de route, pendant 8h30, en ne croisant que 5 personnes.

Qui dit mieux ?

Guy.

En complément, mes photos :

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Randonnue Préalpes de Castellane

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