Champsaur - Col de la Casse du Diable
- Le 15/06/2022
- Dans 2022
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Voilà maintenant plus de trois mois que je n'ai pas fait de randonnue et le manque commence à se faire sérieusement ressentir ! Comme je suis en congés ce mercredi, je me prépare un petit itinéraire sympathique dans le bas Champsaur. C'est l'occasion de découvrir un sentier qui m'intrigue depuis longtemps et d'étudier d'autres itinéraires possibles dans ce secteur.
La météo n'est pas idéale, avec des risques de pluie légère dans l'après-midi, mais il en faudra plus que ça pour m'arrêter, et je me suis prévu quelques échappatoires en cas de nécessité.
Je gare la voiture à l'extrémité Ouest de la piste verte des Chamois de Saint-Léger-les-Mélèzes pour faciliter le retour. J'entame mon périple direction le haut de la station, nu dès le départ. Mais je dois rapidement me recouvrir, une voiture me rattrapant sur la route forestière. Quelques minutes plus tard , un traileur arrive en sens inverse juste avant que j'atteigne la piste des Champets :
La voiture qui m'a dépassée est garée non loin, vide. Je suppose donc que le traileur est le conducteur, je peux donc retrouver ma tenue de prédilection :
Dans la prairie, les marmottes vaquent à leurs occupations mais restent attentives aux intrus…
Arrivé en haut du téléski des Champets, j'aperçois derrière moi des vététistes qui viennent dans ma direction. Je renfile le short ; de toutes façons, il y a un couple de traileurs juste au dessus, au niveau du Cuchon.
La flore n'est pas exubérante, mais je remarque quand même cette étonnante campanule des Alpes très pâle :
Au cuchon, je fais un petit détour jusqu'au site de décollage des parapentistes où se trouve une jolie table d'orientation :
Il faut dire que la vue y est assez agréable, que ce soit sur le village-station d'Ancelle…
… ou vers les Autanes :
D'ailleurs, c'est en direction de la Petite Autane, sur la ligne de crête, que je reprends mon trajet :
Sur ma droite se trouve la vallée de la Rouanne dominée par le Piolit :
Comme c'est la première fois que je viens dans ce secteur, je n'en suis pas encore conscient, mais je vais passer dans une faille à l'intérieur de ce bloc rocheux nommé "Les Dents" :
Derrière moi, la vue porte sur la vallée du Drac et l'ensemble du massif du Dévoluy :
La progression devient assez technique : c'est raide, étroit, et il faut vraiment rester concentré sur sa marche dans ce passage câblé :
Fin de cette montée, mon sentier va partir à gauche, mais j'étudie la suite de la progression sur la crête pour le jour où je serai motivé à gravir la Petite (et la Grande) Autane :
Je jette un dernier regard sur la Rouanne où d'autres pistes me font déjà de l'œil :
J'entame maintenant le sentier de la traversée d'Autane en balcon.
Face à moi se trouve la station de Chaillol surplombée du Vieux Chaillol que j'ai eu l'honneur de gravir il y a quelques semaines ; certainement ma randonnée la plus physique avec 21 km et 1600 m de dénivelée dont près de la moitié en raquettes !
Dans le rochers, je redécouvre ces linaires des Alpes, magnifiques petites fleurs qui poussent généralement dans des endroits improbables :
Comme je le craignais, bien qu'il offre une très belle vue, le sentier n'est pas des plus sécurisant et on comprend aisément la présence du câble. À mon avis, il pourrait même être étendu à d'autres sections ! Sentier à réserver aux personnes ayant le pied sûr et non sujettes au vertige…
Mais en plus du paysage, on a aussi de nombreux petits trésors directement sous le yeux, comme ces belles ancolies…
… et de non moins beaux papillons :
Le sentier redevient enfin plus tranquille à l'approche de l'Aiguille.
Malgré les nuages et la nébulosité, le point de vue sur le Champsaur est génial ! Bien plus que ce que rend la photo :
Allez, encore une petite montée tranquille en direction du…
… col de la Casse du Diable !!! Brrr, ça fait presque peur…
Un mini sentier se dirige tout droit vers sommet de la Petite Autane. J'ose à peine imaginer à quel point il doit être physique ! Je ne l'emprunte que sur quelques mètres pour effectuer ce panoramique :
Je peux maintenant basculer sur l'autre versant, direction… l'inconnu ! Et oui, il n'y a aucun sentier ni trace de ce côté-ci :
De nature prudente, j'ai quand même dessiné une trace en me basant sur les photos aériennes pour la suivre au mieux sur mon GPS (merci Google Earth).
Je navigue donc à l'estime entre bois, talus et talweg. La descente est un peu raide dans cet environnement sauvage, mais pas dénuée de charme.
Plus je descend, plus la pente s'adoucit et je fini par tomber sur des pistes forestières que je suis ou évite en faisant de légers détours.
J'arrive finalement au dessus de la cabane de Combeau, dans ces magnifiques pâturages que j'aime tant :
C'est un secteur où il n'est pas rare de rencontrer d'autres randonneurs, alors par prudence je me recouvre quelques minutes sur la zone la plus exposée.
Mais comme il n'y a visiblement pas âme qui vive, je me remets bien vite nu.
Enfin, quand j'écris qu'il n'y a pas âme qui vive, ça ne veut pas dire que je suis seul au monde…
La piste en contrebas permet de rejoindre la station de Serre-Eyraud :
Coup d'oeil dans le rétroviseur pour admirer une fois encore ce vallon de Combeau et la Grande Autane :
Comme la météo s'avère être plus clémente qu'annoncée, j'en profite pour passer un peu plus de temps à observer la flore, notamment cette scutellaire des Alpes :
Ou encore cette délicate centaurée de montagne :
Comme d'habitude, je passe à la Croix de Combeau…
… pour y admirer le paysage. Pour l'anecdote, dans 2 mois je ferais une autre superbe randonnue dans ces alpages qui me font face, avec le Palastre la Pointe de la Prouveyrat en points d'orgue.
De loin comme de près, j'en prends plein les mirettes. En y regardant de très près, on peut même trouver d'étranges insectes comme cette trichie fasciée :
Dorénavant, je connais mon itinéraire par cœur. Il faut dire que l'ai parcouru une bonne dizaine de fois, hiver comme été. Mais je ne me lasse pas de tous ses points de vue, même si, ici aussi, la photo ne rend pas grâce à la beauté du paysage.
Je finis par rejoindre la route forestière qui va me ramener doucement à la voiture.
Mais c'est trop tôt, je veux en profiter encore ! Alors je trouve comme prétexte de photographier toutes ces superbes petites fleurs qui m'entourent. Allez, on commence le florilège avec cette vipérine commune :
Très classique, mais je ne résiste jamais à humer son parfum, l'églantine :
Lin des Alpes :
Silène enflé, extrêmement commun, mais tellement délicat lorsqu'on l'observe de très près :
Encore un lin des Alpes, mais j'aime bien le contraste avec son environnement :
Bon, y en a trop, alors je vous les mets par lots de trois : raiponces en épi et raiponce globulaire :
Vesce, orchis de Fuchs une autre vesce :
Sainfoin montagnard, lamier à feuilles maculées et cynoglosse officinal :
J'ai beau avoir fait trainer en longueur le retour, j'arrive finalement à la voiture au terme d'une boucle assez variée de 12 km avec 780 m de dénivelée parcourus en 5h40 dont environ 5h00 nu. A retenir, c'est un itinéraire avec des passages assez engagés, à réserver à de bons marcheurs aguerris à ce type de sentiers.
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